20 mars

Cours public 2024 "La Grande Armée au service de la puissance napoléonienne"

Mercredi 20 mars 2024, à 18h15, le campus Mazier accueillera, dans le cadre du Cours public 2024, Jacques-Olivier Boudon, Professeur d’Histoire contemporaine, à Sorbonne Université, à l'Amphithéâtre 5.

Contenu sous forme de paragraphes

Le terme de 'Grande Armée' s'impose au début de la campagne de 1805 marquée par la victoire d'Austerlitz le 2 décembre et finit par désigner l'armée que Napoléon commande, alors que d'autres forces armées occupent les divers territoires européens. Elle accompagne donc toutes les victoires de Napoléon, contre la Prusse, la Russie ou encore l'Autriche en 1809 et participe donc de l'affirmation de la domination napoléonienne sur l'Europe.

Comment est constituée cette 'Grande Armée" ? Comment évolue-t-elle (on passe de 150 000 soldats engagés dans la campagne de 1805 à 600 000 lors de la campagne de Russie de 1812) ? Pourquoi échoue-t-elle finalement en 1813-1814 ? C'est à ces questions que tentera de répondre cette réflexion.

 


Le Cours public 2024

Le thème du cours public 2024 est « Les moyens de la puissance »

Coordination Patrick Harismendy

Comment évaluer historiquement une « puissance » et accessoirement une grande puissance ? Par le simple décompte démographique préjugeant de forces humaines et matérielles mobilisables qu’exprimeraient PIB et PNB aujourd’hui ? encore faut-il intégrer au dénombrement les composantes technologiques (y compris dans les organisations), idéologiques, sociologiques et économiques (incluant la monnaie) en plus des capacités stratégiques. Se surajoute l’image, au sens large, vectrice de propagande comme les déclinaisons du « pouvoir doux » à fondement linguistique et culturel générateur de zones d’influence, donc facilitant le cadre d’alliances et de jeux en coulisses ?

Mais si chaque époque ou État présente des spécificités, les historiens renouvellent les perspectives à la faveur de transferts conceptuels, du recours à des archives parfois difficiles d’accès ou par la dilatation des temporalités et des espaces d’analyse. Et à la convergence du Militaire et du Politique, pas toujours d’accord entre eux derrière les recherches de gloire ou de grandeur, l’espace public doit en principe discuter des choix faits au nom de sécurités à géométries variables… autant que peuvent être fragiles des certitudes, des avantages, des fidélités ou des allégeances, sans même parler de supériorités théoriques infirmées par les faits ou l’usure des temps.

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