Date de publication
2 novembre 2026
modifié le

Podcast "Plus qu'une fac" s3, ép2 : la revanche d'un nerd

Découvrez chaque mois dans ce podcast une voix étudiante sur des choses importantes. Étudiant en cinéma, Virgile se définit lui-même comme un nerd, avec toute l’autodérision qui le caractérise.

L’Université Rennes 2, c’est bien plus qu’un lieu d’études. Dans chaque épisode de Plus qu’une fac, un ou une étudiante de Rennes 2 se confie sur ses choix, ses rencontres, ses peurs, ses envies… Sur ce moment de vie crucial où l’on commence à devenir soi-même. Formation, logement, engagement associatif et politique, etc. sont autant de thèmes abordés par le prisme de l’intime.

Étudiant en cinéma, Virgile se définit lui-même comme un nerd, avec toute l’autodérision qui le caractérise. Il nous raconte aujourd’hui comment le jeu de rôle lui a permis de sortir de sa coquille et nous explique son rôle au sein de l'Ordre Siphonique et ses passions de geek. 

"Plus qu'une fac", S03E02
Contenu du texte déplié

Musique du générique

Voix off : Étudiant en cinéma, Virgile se définit lui-même comme un nerd, avec toute l’autodérision qui le caractérise. Il nous raconte aujourd’hui comment le jeu de rôle lui a permis de sortir de sa coquille et nous explique ses passions de geek. 

Fin de musique du générique

Je suis un humain adulte de 23 ans. J'ai tenté de faire des études niveau 3 que j'ai abandonné au bout du deuxième niveau. Je suis actuellement en cinéma de niveau 4 en master. Niveau caractéristiques, j'ai, sans vouloir faire quelqu'un de prétentieux, des caractéristiques plus mentales que physiques. J'ai beaucoup de compétences, mais qui ne sont pas très utiles. Donc ce sera plutôt pour faire de l'interaction plutôt que vraiment faire des choses utiles.

Dans mon groupe de joueurs, je suis un peu celui qui va toujours aller vers ce qu'on appelle le comic relief. Ça va être un peu, pour simplifier, le petit rigolo de la bande. Et je vais souvent être le personnage qui va sortir des dictons, un peu sorti de nulle part, qui va toujours essayer de trouver le bon mot au bon moment. 

Je viens de la campagne, moi, dans la vraie vie, et un de mes personnages préférés par mes amis qui jouent aussi aux jeux de rôle, c'est un personnage un peu campagnard, qui sort des expressions de l'arrière-grand-tante de sa grand-mère, de l'oncle de sa cousine par alliance, et où c'est un personnage que j'aimais tellement que j'ai fini par lui faire un arbre généalogique de 60 personnes, avec tous des noms pas possibles, des histoires pas possibles, et même certains décédés dans des circonstances pas possibles.

Les meilleurs personnages de jeux de rôle sont toujours ceux qui ont écrit le moins au début. Ce personnage, c'est vraiment des potes qui m'ont dit “Rejoins notre campagne” un après-midi. J'ai fait mon perso vite fait. Je ne savais pas comment l'appeler. J'ai regardé devant moi, j'avais une bouteille de bière Castel. Je fais « Castel » à l'envers, ça fait « Lestac ». J'ai mélangé les lettres. Je fais « Il s'appellera comme ça. » Et c'est devenu mon meilleur perso au final. 

En gros, Donjons et Dragons a eu plusieurs éditions. Il y a eu la première, puis il y a eu les Advanced, il y a eu Donjons et Dragons 3, 3.5. Puis après, Après Donjons & Dragons 3.5, il y a eu Donjons & Dragons 4, qui a pris un tournant que beaucoup de joueurs n'ont pas apprécié. Et donc certains de ces joueurs se sont dit, nous on va faire Donjons & Dragons 3.5, mais avec nos règles à nous encore mieux, et on va faire notre propre jeu, et ça a donné Pathfinder, qui est quasiment le seul jeu de rôle auquel on joue dans mon groupe d'amis, parce qu'on est un petit peu monomaniaques. Et donc en fait ils ont créé leur propre univers en dehors de celui de Donjons & Dragons. et ils font des campagnes préécrites.

Et donc moi, pour le coup, je joue la deuxième campagne qu'ils ont publiée, qui s'appelle La Malédiction du Trône Écarlate, et qui se passe dans l'univers un peu l'univers général de Pathfinder, qui s'appelle Golarion, et qui est globalement leur univers où ils mettent leurs dieux, leurs continents, leurs politiques, etc. Mais moi, ma campagne est vachement plus centrée sur une ville que vraiment le destin d'un monde ou d'un univers ou autre comme ça, ça reste un univers très très fantasy, il y a des dragons, des elfes, etc. Mais c'est pas… C'est pas vous arrivez, vous êtes les héros de je ne sais quelle prophétie et vous allez détruire le grand méchant qui veut détruire le monde. Non là vous arrivez, c'est un peu le chaos en ville et survivez.

Il y a un système de gestion de combat et justement Pathfinder est assez connu pour beaucoup aimer les combats, les combats sont très tactiques, il y a vraiment une gestion de la distance, une gestion de la position des personnages, etc. On lance toujours un dé pouvoir si on réussit une action qui pourrait être ratée, avec ce qu'on appelle un dé 20, donc c'est un dé à 20 faces. Et derrière, on peut par exemple, s'il y a du combat, on peut lancer des dé pour voir combien les ennemis prennent de dégâts. Et donc, pour le coup, c'est très similaire à un jeu vidéo. On a des barres de vie, on a des sorts qu'on peut lancer, on a des différents types d'armes, on a des pouvoirs, on gagne des niveaux au fur et à mesure, etc. Pour le coup, c'est très jeu vidéo.

Virgule musicale

J'avais fait des études avant. Avant mes études à Rennes, et j'avais un peu peur de ne pas avoir la force de retourner vers des gens et un peu de faire mes études tout seul dans mon coin. Et au final, je me suis dit que la vie associative, ça pourrait être sympa. Et il y a eu la Campus Week au début de l'année, ce qui m'a permis de découvrir l’Ordre Sifonique. Et donc, c'est des gens qui partagent les mêmes centres d'intérêt que moi dans le domaine du jeu de rôle, du jeu de société et tout ce qui est autour. Je n'ai pas trop hésité à juste m'inscrire. Je me suis dit que c'est peut-être le meilleur moyen de jouer avec d'autres personnes, de passer du temps avec d'autres personnes, peut-être même de découvrir de nouveaux jeux, etc.

Je suis ce qu'on appelle, dans notre manière d'appeler les choses, un tavernier. En gros, le modérateur des espaces de discussion de l'association, parce qu'on a un serveur où on peut discuter, etc. C'est une association qui fait partie de Rennes 2. Donc en fait, on est censé respecter les valeurs de Rennes 2. Il y a des propos qui sont tout simplement parfois illégaux. Le racisme, l'homophobie et le sexisme ne sont pas des avis, ce sont des crimes, ou des délits, je ne sais plus comment on les désigne. Mais il n'y a pas trop de questions. Parfois ça peut être un peu plus ambigu, mais de fait, là on en discute, parce que je ne suis pas tout seul, j'en parle avec d'autres gens s'il y a des tensions entre personnes, etc. Après bon… On parle de gestion de problème, mais il n'y en a pas beaucoup. C'est rare quand même que ça arrive. Déjà, je trouve qu'à Rennes 2, il y a quand même une sorte de poussée d'essayer d'être le plus bienveillant possible.

En L1, je ne me suis quasiment jamais rendu sur place à l'association parce que j'étais super timide. Alors que pourtant, j'avais 20 ans, je n'étais pas non plus sorti du lycée, mais j'avais un peu cette appréhension. Le jeu de rôle, petit à petit, m'a aidé au départ à vaincre de la timidité d'ado de 15 ans, puis justement, peut-être un peu partir plus dans un côté, je ne sais pas si on pourrait dire, vraiment acteur de théâtre, mais je sais m'exprimer de manière claire et avec de la voix, sans avoir peur de mon interlocuteur.

Les rôlistes, les gens qui aiment le jeu de société, même en général, on peut un peu rapprocher à toute cette sphère de ce qu'on peut appeler les nerds, dans le langage des gens cools des Etats-Unis, dans les universités. En fait, de base, dans les médias, c'est pas non plus le truc qui donnait la meilleure image des gens. On avait un peu cette image de… Du petit homme tout fin, blanc, très très pâle avec des boutons et des très grosses lunettes. Bon moi je suis grand, je suis blanc et j'ai des lunettes mais ça n'a rien à voir. Mais en fait oui il y a un peu ce cliché. Mais c'est vrai qu'en fait souvent les centres d'intérêt des rôlistes etc. C'est souvent centré par exemple autour de la fantaisie, de la lecture un petit peu fantastique ou science-fiction.

Et souvent, c'est vrai que c'est des médias qui regroupent des gens assez introvertis, parce que déjà, le regard des gens fait qu'ils peuvent trouver ça bizarre, et donc ça force les gens à s'introvertir en réponse. Si on lit, je sais pas, Le Seigneur des Anneaux dans la cour de récré, on va peut-être pas se faire regarder très bien par les gens qui sont peut-être plus dans l'optique de juste jouer dans la cour de récré quand on est enfant. 

Mais aussi, je pense que c'est parce que… Vu que le jeu de rôle est un moyen d'expression fantastique pour se projeter dans des univers et dans des personnages qui ne sont pas nous, mais qu'on aimerait peut-être être, ou parfois totalement à l'inverse, j'ai joué des personnages horribles que je ne voudrais jamais être de ma vie, ça aide à rassembler des gens qui ne sont pas rassurés et vont donc se rassurer un petit peu en groupe. Et parfois, justement, un peu vaincre cette timidité. On est tous dans le même bateau.

On est tous très mal à l'aise au début de se regarder, de jouer des personnages et de faire des grands gestes, des grands gestes tout en déclamant des textes qu'on a un petit peu préparés parce qu'on voulait être stylé la séance d'avant. Sauf qu'au début, on se dit « Je suis ridicule, je vais mourir de honte. Je vais faire une séance, rentrer chez moi et ne plus jamais sortir de ma chambre. » Après, on voit les autres se ridiculiser en même temps que nous. Au final, le ridicule disparaît. Il n'en est même plus question. Ça devient juste du théâtre.

Virgule musicale 

Je suis en master 1 de cinéma, donc j'ai fait ma licence avant donc à Rennes. Donc là je suis en master histoire et esthétique du cinéma, donc c'est plus un master orienté recherche. Au cours de ma licence, je me suis intéressé à plein de trucs, parce que ce qui était cool, c'est qu'il y avait des ateliers. J'ai fait de la radiophonie, j'ai fait de la prise de vue d'animaux, etc. Et j'ai fait en L3 un atelier qui s'appelait Atelier Mashup, qui était vraiment un montage. Enfin, un atelier montage pour un petit peu faire des montages à partir de plusieurs films, un petit peu comme ce qu'on appelait pendant un moment sur YouTube des YouTube Poop, qui était un peu un amas de plein d'extraits qui faisaient dire tout et n'importe quoi en modifiant les voix etc donc ça j'ai bien aimé ce côté un petit peu touche à tout au final et même au travers des différentes options qu'on nous a offert, je sais que je me suis pas mal intéressé à des trucs qui en arrivant en L1 ne me disaient pas grand chose par exemple quand je suis arrivé en L1 on m'a dit le documentaire je lui ai dit ouais non nul et au final j'ai fait des options où on parlait de documentaires, etc. Et peut-être que, je pense que parmi, donc, grâce à ces options, il y a peut-être un film qui est rentré dans mon top 10 de mes films préférés. 

C'est un documentaire qui s'appelle Los Reyes de Bettina Perrut et Ivan Osnovikov. Et alors, le pitch est un petit peu bizarre. Mais en gros, c'est deux chiens qui sont filmés, qui vivent dans un skatepark en Amérique du Sud. Et juste, ils… Les deux réalisateurs filment les chiens un peu faire leur vie. c'est plus des chiens errants qu'autre chose. Et en fait, en filmant ces chiens, en fond, on a les discussions des jeunes qui viennent au skatepark passer du temps, discuter, etc. Pendant qu'en fait, on a un peu ce truc un petit peu attendrissant, on voit les chiens qui font leur vie tranquille, et qui parfois sont un peu de limite des mascottes du coin, pendant qu'on a des gens qui parlent de problèmes avec leur famille, de problèmes dans leur vie de manière générale, de problèmes d'argent, du fait qu'ils veulent partir de là où ils vivent pour aller trouver du travail. Et j'ai regardé ce film en cours, et j'ai vraiment beaucoup aimé.

Pour le Master, c'est vachement plus morcelé on va dire parce qu'il y a le mémoire en parallèle. Ça c'est une autre affaire le mémoire. Mais donc en fait là c'est vrai que c'est plus un peu… C'est toujours un peu touche à tout mais c'est peut-être plus spécifique dans le touche à tout, c'est beaucoup moins général. On va plus étudier un sujet en particulier mais ça reste tout de même assez intéressant là-dessus de justement voir des champs en particulier qui peuvent même nous donner des idées derrière pour soit travailler, soit juste… de méthodes pour des recherches en particulière, notamment un cours d'archives que j'ai fait, où l'examen de fin de semestre, du coup, c'était de nous donner des noms de personnes et de faire du travail d'archives, de retrouver qui c'était, où ils vivaient, et de faire une sorte de dossier de leur vie. Donc c'est vrai que c'était plutôt marrant. Mais du coup, c'est vrai que ce n'est pas très spécialisé pour l'instant, ce que j'ai fait. 

Et moi derrière, j'ai plusieurs idées de ce que je veux faire. Faut voir si j'arrive à le faire, c'est ça toute la question. Mais c'est vrai que moi j'ai plus une orientation un petit peu pratique. J'aime bien un peu bidouiller des trucs, etc. Et c'est pour ça que j'aime bien le montage. J'aime bien faire du montage vidéo comme juste audio. Je m'intéresse aussi un petit peu à tout ce qui est régie. Donc régie sans lumière, etc. Et donc d'ailleurs, en tant que service civique, je vais avoir une formation là-dessus en avril normalement, j'espère. Et c'est vrai que ça m'intéresse de plus en plus, de peut-être soit travailler dans des salles de spectacle, ou des salles de concert, etc. J'aime bien juste le monde de la technique, même si après… tout ce qui est plus créatif m'intéresse aussi mais c'est vrai que j'ai toujours du coup les petits gremlins qui viennent sur mes épaules sur mes épaules et qui me disent que peut-être il vaut mieux le garder pour moi pour l'instant et peut-être à terme un jour montrer des trucs mais peut-être là plutôt faire des trucs dans mon coin et voir si je trouve ça bien et si quand je montre ça à des gens ils trouvent ça bien et si après ils m'ont dit qu'ils trouvaient ça bien si moi je retrouve ça bien. Rires 

Le top 10 de mes films, il est très compliqué parce que quand je dis top 10, c'est j'ai 10 films que je préfère, mais je les mets pas dans l'ordre de préférence. Faut pas le prendre mal, mais je trouve ça monstrueux d'être capable d'avoir un film préféré quand il y en a autant qui sont super bien. Je suis en cinéma, j'ai une culture cinéma qui est catastrophique parce que moi, des films que j'aime beaucoup, c'est des films mainstream de fou. Mais genre, bah juste, bon je la compte comme un seul film, mais juste la trilogie du Seigneur d'Anneau, c'est peut-être ce qu'a forgé… tout l'imaginaire que je réutilise en jeu de rôle et plein de codes de la fantasy, etc. Et pour moi, c'est forcément peut-être un peu le film que dans mon groupe de potes, c'est chaud de ne pas avoir vu. Mais ce n'est pas par prétention cinéphile ou autre, c'est plus genre, ah ouais, comment c'est possible ?

Mais non, après sinon, il y a beaucoup de films que soit ils m'ont marqué quand j'étais petit ou quand j'étais jeune. J'ai vraiment beaucoup aimé Civil War, même si je sais que beaucoup de gens n'ont pas forcément aimé. C'est une guerre civile aux Etats-Unis, et avec le côté entrecoupé de photons en noir et blanc, etc., ça m'a un peu rallumé ce truc, et du coup c'est vrai que ça m'a vraiment beaucoup marqué sur ce truc. Et puis je trouve que le concept, enfin le pitch d'une guerre civile aux Etats-Unis est peut-être un peu trop réel pour l'ignorer parfois. Et puis en plus, ça m'a rappelé que j'avais des… J'avais vraiment des photos de reportages en noir et blanc préférés quand j'étais ado, quand j'étais ado.J'étais un adolescent, j'étais un garçon, j'aimais bien la guerre. C'est vraiment le cliché de fou. J'aimais bien l'histoire. C'est terrible. Un de mes films préférés, c'était Full Metal Jacket. Je sais que je l'avais vu tout petit. Un peu quand les parents regardent des films et que toi tu dois aller te coucher à 21h.. J'avais vu que le début du camp d'entraînement où le monsieur avec un chapeau il dit des gros mots, et puis après j'ai vu le reste et j'ai peut-être bien fait d'attendre un peu avant de voir le reste. 

Virgule musicale 

Ma plus grosse passion, on va dire, c'est la peinture de figurines. Il y a un peu cette tradition dans le jeu de rôle, quand on a un personnage, de se faire sa petite figurine pour son personnage, pour se le représenter un peu sur le plateau. Un des trucs que je fais le plus, c'est le wargame, qui est donc une sorte de jeu de rôle, mais au lieu de gérer un personnage qui va être avec d'autres personnages, en fait on va gérer ce qu'on appelle une armée. Et donc en fait on a… ça peut être du fantastique comme de la science-fiction ou du moderne. Il y a des gens qui jouent même à la seconde guerre mondiale en wargame. Et en fait on va avoir son armée vraiment et on peint tous les modèles qui peuvent exister et qu'on a les moyens de s'acheter aussi. J'essaie de me débrouiller même si à chaque fois j'essaie de me promettre de ne pas racheter quoi que ce soit avant d'avoir tout peint, ça n'est pour l'instant jamais arrivé.

Dans ce qui m'inspire, je sais que je fonctionne beaucoup à la musique. Je sais que c'est très important pour moi quand je réfléchis à une scène de jeu de rôle ou quand je veux peindre, etc. J'ai un peu cette méthode un petit peu brouillonne et un petit peu primitive de « il y a des trucs que je trouve trop cool » . Du coup, je l'aimais. Je travaille beaucoup à la référence, on va dire. Même si parfois, ça peut un peu me porter préjudice parce que je suis ce genre de personne insupportable qui, quand des choses sont créées, va forcément dire « Ah, mais ça, ça ressemble à tel truc de telle licence que j'aime trop. » Et je sais que pour les gens qui créent, c'est pas agréable. Alors que pour moi, c'est peut-être le… Enfin, pour moi, c'est un compliment… J'ai l'impression de donner des compliments de fou parce que… Quand je fais des références à des trucs, en général, c'est parce que c'est des trucs que j'aime vraiment beaucoup.

Je me suis créé un compte Instagram, parce que, évidemment, pour un peu alimenter le compte Instagram, j'ai eu le malheur de m'abonner à d'autres gens qui se font de la peinture de figurines. Et donc, dès que je vois leurs travaux, etc., moi, je me dis, je suis… nul mais genre vraiment c'est même un enfant avec des avec ses doigts plein de peinture il ferait mieux quoi mais bon peut-être pas non plus mais mais en fait oui c'est au final j'ai un peu mais j'ai un peu cette montée cette idée de d'arrêter de me comparer aux autres et plus de faire mon truc et si les autres suivent bas c'est cool et si les autres aiment bien et bah c'est cool mais si les gens me disent que c'est nul bas je vais être un petit peu triste mais je vais pas me dire ça y est j'arrête Je remets ma vie en question, etc. Mais non, c'est plus vrai. J'ai un petit peu cette mentalité, plus dans la création que dans le reste de ma vie. Je pense que j'ai plus cette mentalité-là de je fais ce que je peux, on verra ce que ça donne. Si c'est cool, tant mieux. Si c'est pas cool, tant pis, ça m'aura fait de l'expérience. Et je pense qu'il faut que j'arrête de m'écouter quand je critique ce que je fais. Parce que je pense que je suis mon pire critique et qu'il faut que j'arrête. 

Ce qui me rend heureux, c'est compliqué parce que… On dirait que quand je dis ça, je suis dépressif. Non. Ce qui me rend heureux, en vrai, il y a plein de choses, mais ça peut être des choses extrêmement compliquées, comme des choses extrêmement simples. Mais une chose extrêmement compliquée, je ne sais pas… Passer plusieurs jours avec des amis à faire des trucs en boucle, faire des festivals, etc. Ça peut me rendre extrêmement heureux. Comme rouler tout seul en voiture peut me rendre extrêmement heureux et me mettre dans un mood incroyable. Comme il peut faire exactement l'inverse, c'est ça qui est un petit peu à double tranchant. Mais ouais, en fait, j'ai pas vraiment de trucs définis qui me rendent heureux, mis à part acheter des trucs. Je sais que si je me sens pas bien, je vais dans une boutique, le Temple du jeu à Rennes. J'achète des figurines et après je me sens mieux même si j'ai eu une journée horrible parce que je me suis dit j'ai des j'ai racheté des petits bonhommes en plastique et je suis content 

Musique du générique

Voix off : Plus qu’une fac, c’est un podcast de l’Université Rennes 2 réalisé par le service communication et enregistré à radio C Lab, notre partenaire. Un grand merci à Virgile, à qui l’on souhaite des campagnes épiques et de finir par terrasser les gremlins

Fin de musique du générique

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