Je m'appelle Camille, je suis en 3e année de thèse de psychologie. J'ai fait du coup des études de psychologie d'abord à Dijon, j'ai fait ma licence là-bas. Et j'ai découvert du coup la psychologie cognitive là-bas et la méthode expérimentale, ça m'a beaucoup plu. Après, je suis partie à Brest pour faire mon master. C'est un master qui était spécialisé dans tout ce qui était réalité virtuelle, outil numérique appliqué à la psychologie cognitive. Donc évidemment, ça m'a beaucoup plu. C'était un peu naturel pour moi de partir en thèse sur le thème du jeu, des outils numériques appliqués à la psychologie, pour essayer de trouver des outils qui sont utiles pour les gens et qui sont en même temps ludiques. Mon sujet officiellement c'est "Vieillissement normal des fonctions exécutives, améliorer la généralisation des interventions avec une approche multimodale". Grosso modo, on propose une application sur mobile pour stimuler les fonctions cognitives des personnes âgées. L'idée c'est de prévenir l'apparition des troubles cognitifs et on essaie d'améliorer ce qui existe déjà, en améliorant la motivation par les jeux, en proposant plusieurs contenus différents plutôt que un seul et en incluant aussi de la métacognition dont je parle dans ma thèse en 180 secondes. C'est une thèse CIFRE, donc c'est en collaboration avec l'entreprise Jabi qui développe l'application que j'utilise dans mes recherches. Donc il y a à la fois ce côté recherche fondamentale publique et en même temps ce côté utile pour l'entreprise et retombée économique. Je me suis inscrite à ma thèse en 180 secondes déjà parce que j'adore parler de ce que je fais, mais aussi parce que je suis très timide et du coup dès qu'il y a un défi comme ça, du coup je me lance dedans parce que ça me force à sortir de ma zone de confort. Et puis la troisième raison, c'est que la finale régionale c'est à Brest. Donc ça faisait aussi une troisième raison. La qualification rennaise c'était mercredi dernier. On a vraiment passé toute la journée pour répéter, faire le filage, faire des exercices de relaxation, d'échauffement de la voie et cetera. Pour moi, ça s'est vraiment très bien passé. Je me suis beaucoup amusée et puis une très bonne ambiance de groupe, donc j'ai vraiment adoré. Après, c'est sûr qu'il y a toujours ce petit stress juste avant de monter sur scène mais c'est plus de l'adrénaline qui est assez positive plutôt qu'une vraie angoisse, donc c'était vraiment que du plaisir. On peut se dire oui, c'est que 3 minutes, on doit présenter notre sujet de thèse, mais c'est vraiment pas que ça parce que c'est quand même une sorte de concours d'éloquence. Donc il faut être dynamique, il faut être intéressant pour le public, il faut être très synthétique parce que 3 minutes, c'est très court pour résumer 3 ans de travail. Et puis c'est aussi cet aspect de vulgarisation où il faut que ce qu'on dit doit être compréhensible par tout le monde. Pour moi, vraiment le plus difficile c'était de choisir ce dont j'allais parler parce qu'on pouvait pas parler de tout. Passer en dernière, oui, c'est pas simple parce que du coup, on a vraiment la pression de voir tout le monde passer et de voir toutes les prestations qui étaient vraiment impressionnantes par tous mes camarades. Et je me disais que passant en dernière, ça peut aussi être un avantage parce que du coup, les gens vont peut-être mieux se souvenir de moi. Pour gérer son stress, moi ce que je fais c'est que je me lance dedans en fait parce qu'il n'y a pas mieux que de se lancer et en multipliant comme ça les expériences, ça ne peut que aller mieux et il faut aussi se rendre compte que tout le monde stresse. On s'est vraiment rendu compte de ça quand on en a parlé entre nous, on stresse tous. Il y a vraiment personne qui est immunisé contre le stress, le trac en public. Je suis très contente d'avoir été qualifiée pour la finale régionale à Brest. Je me sens plutôt sereine. Si ça plaît tant mieux, ça sera du bonus. Mais sinon, c'est pas grave. L'essentiel, c'est que les gens entendent parler de mes recherches. Peut-être que je changerai quelques petits trucs. Je voulais pas forcément changer le texte, mais je vais peut-être changer un petit peu le côté un peu théâtral de ma prestation, essayer de rendre ça encore plus dynamique. Si les personnes veulent venir voir, c'est un super spectacle de vulgarisation. Donc si vous avez l'occasion de venir à Brest le 10 avril pour venir voir toutes les prestations, c'est vraiment que du plaisir. Et si vous voulez me soutenir, vous pouvez aussi regarder le live.
Comment en es-tu venue à mener cette thèse ?
J'ai fait des études de psychologie d'abord à Dijon, où j'ai découvert la psychologie cognitive et la méthode expérimentale, ça m'a beaucoup plu. Après, j'ai poursuivi à Brest en master spécialisé dans tout ce qui était réalité virtuelle, outil numérique appliqué à la psychologie cognitive. Là encore, ça m'a beaucoup plu. C'était un peu naturel pour moi de partir en thèse sur le thème du jeu, des outils numériques appliqués à la psychologie, pour essayer de trouver des outils qui sont utiles pour les gens et qui sont en même temps ludiques.
Sur quel sujet portent vos recherches précisément ?
Le titre de ma thèse est : "Vieillissement normal des fonctions exécutives, améliorer la généralisation des interventions avec une approche multimodale". En résumé, on propose une application sur mobile pour stimuler les fonctions cognitives des personnes âgées. L'idée c'est de prévenir l'apparition des troubles cognitifs et on essaie d'améliorer ce qui existe déjà, en travaillant la motivation par les jeux, en proposant plusieurs contenus différents plutôt qu'un seul par exemple, et en incluant aussi de la métacognition. C'est une thèse CIFRE en collaboration avec l'entreprise Jabi qui développe l'application que j'utilise dans mes recherches. Il y a donc à la fois ce côté recherche fondamentale publique, et en même temps un aspect utile pour l'entreprise notamment en termes de retombée économique.
Pourquoi vous êtes-vous lancée dans le concours Ma thèse en 180 secondes (MT180s) ?
Je me suis inscrite à MT180s parce que, déjà, j'adore parler de ce que je fais, mais aussi parce que je suis très timide et qu'un défi comme ça me force à sortir de ma zone de confort. Et puis la troisième raison, c'est que la finale régionale est à Brest.
Comment se sont passées les qualifications rennaises, qui se sont déroulées le 18 avril 2026 sur le campus de l'Université de Rennes ?
On a vraiment passé toute la journée à répéter, faire le filage, faire des exercices de relaxation, d'échauffement de la voie, etc. Pour moi, ça s'est vraiment très bien passé. Je me suis beaucoup amusée et puis j'ai adoré la très bonne ambiance de groupe. Après, c'est sûr qu'il y a toujours ce petit stress juste avant de monter sur scène mais c'est plus de l'adrénaline plutôt qu'une vraie angoisse, donc c'était vraiment que du plaisir.
Comment avez-vous appréhendé l'exercice et le stress qu'il peut susciter ?
On peut se dire : "Oui, c'est que 3 minutes, on doit juste présenter notre sujet de thèse...", mais c'est quand même aussi une sorte de concours d'éloquence. Donc il faut être dynamique, intéressant pour le public, très synthétique parce que 3 minutes, c'est très court pour résumer 3 ans de travail. Et puis il y a aussi cet aspect de vulgarisation, ce qu'on dit doit être compréhensible par tout le monde.
Pour moi, le plus difficile était vraiment de choisir ce dont j'allais parler parce qu'on pouvait pas parler de tout. Passer en dernière n'était pas simple non plus parce que du coup, on a vraiment la pression de voir toutes les prestations vraiment impressionnantes de toutes et tous mes camarades. Mais je me suis dit que cela pouvait être aussi un avantage parce que du coup, les gens vont peut-être mieux se souvenir de moi.
Pour gérer mon stress, je me lance dedans en fait, parce qu'il n'y a pas mieux que de se lancer et de multiplier les expériences de ce genre pour aller mieux. Cela permet aussi de se rendre compte que tout le monde stresse. Personne n'est immunisé contre le stress ni le trac de parler en public.
Comment vous préparez-vous pour la finale régionale du 10 avril 2026 à Brest ?
Je suis très contente d'avoir été qualifiée. Je me sens plutôt sereine. Si ça plaît tant mieux, ça sera du bonus. Mais sinon, c'est pas grave. L'essentiel, c'est que les gens entendent parler de mes recherches. Peut-être que je changerai quelques petits trucs. Pas forcément le texte, mais peut-être le côté un peu théâtral de ma prestation, essayer de rendre ça encore plus dynamique. Si des personnes veulent venir voir, c'est un super spectacle de vulgarisation, donc n'hésitez pas. Et si vous voulez me soutenir, vous pouvez aussi regarder le live sur la chaîne YouTube du Collège doctoral de Bretagne !
Revoir les qualifications rennaises de MT180s et la prestation de Camille Laurent