La guerre en Iran provoque une crise humanitaire majeure, aggravant des vulnérabilités déjà existantes dans plusieurs pays. Les perturbations des chaînes d’approvisionnement et la hausse des coûts rendent l’acheminement de l’aide plus difficile, tandis que les déplacements massifs, les destructions d’infrastructures et l’insécurité alimentaire s’intensifient dans toute la région. La crise a des répercussions mondiales, fragilise davantage le système humanitaire et souligne la nécessité d’une solution diplomatique plutôt que militaire.
À l’issue d’un récent séjour sur le terrain, Albane Buriel, chercheuse spécialisée en science de l’éducation, dresse un portrait ethnographique de la scène artistique syrienne depuis la chute du régime de Bachar Al-Assad en décembre 2024. Des initiatives et des collectifs émergent, de Damas à Alep en passant par Homs. Les artistes se réapproprient les lieux, les visages et les souvenirs, pour rendre hommage aux victimes du régime. L’art s’impose comme un outil essentiel sur le chemin vers la reconstruction.