L’Université Rennes 2, c’est bien plus qu’un lieu d’études. Dans chaque épisode de Plus qu’une fac, un ou une étudiante de Rennes 2 se confie sur ses choix, ses rencontres, ses peurs, ses envies… Sur ce moment de vie crucial où l’on commence à devenir soi-même. Formation, logement, engagement associatif et politique, etc. sont autant de thèmes abordés par le prisme de l’intime.
Il y a 10 ans, Maxence a fait une transition de genre. Il a accepté de nous raconter cette métamorphose hormonale, sociale, légale et ses retentissements sur sa vie, et pourquoi il a choisi de faire des études de psychologie.
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Voix off : Il y a 10 ans, Maxence a fait une transition de genre. Il a accepté de nous raconter cette métamorphose hormonale, sociale, légale et ses retentissements sur sa vie, et pourquoi il a choisi de faire des études de psychologie. En description de cet épisode, vous trouverez un lexique qui explique certains des termes employés, ainsi qu’une liste de ressources.
Fin de musique du générique
C'est à partir à peu près de 19 ans que j'ai eu vraiment un accès illimité à Internet, donc c'était un peu tard. Je m'étais inscrit sur Twitter et j'ai vu des gens en parler et ça a résonné avec moi. J'avais essayé de me faire appeler par mon second prénom, mais ça clochait toujours. Durant l'année de mes 19 ans, j'ai peu à peu commencé à switcher entre le féminin et le masculin, mais seulement avec mes proches sur Twitter, en fait, avec personne que je connaissais en personne.
Quand j'ai déménagé sur Rennes pour mes 20 ans, pour mes études supérieures, ça s'est accéléré plutôt. J'ai commencé à porter des binders. Des binders, c'est un vêtement compressif pour la poitrine, pour cacher un peu les seins. Et du coup, j'en portais qui était un peu usés, mais c'était déjà bien. Mon ami et moi avons pu voir une médecin traitante qui nous a envoyés vers une gynéco qui s'occupait des transitions. Et elle, vraiment, normalement, ça prend plusieurs mois pour un rendez-vous, mais elle a réussi à nous avoir deux créneaux. Vraiment, quelques semaines après le rendez-vous avec elle, le 2 mai de mes 20 ans, j'ai fait ma première injection de testo.
Il y a plusieurs façons de prendre des hormones. La seule qui était remboursée jusqu'à il y a à peine un an, c'était des injections intramusculaires tous les 15 jours. Il y a une nouvelle forme qui est remboursée, qui est aussi une injection intramusculaire, mais qui est à prendre toutes les 10 semaines. Et ça, c'est incroyable. Surtout que j'ai tendance à les oublier. Genre là je suis censé depuis une semaine aller en chercher une. Et puis il y en a d'autres, je crois qu'il y a des patchs, qu'il y a des gels mais qui ne sont pas remboursés.
Pour la transition hormonale, il y a plusieurs effets secondaires qui sont généralement voulus. Il y a la peau qui devient un peu plus épaisse, il y a plus de pilosité, il y a la mue de la voix. Il y a la naissance de la barbe puisqu'il y a plus de pilosité. Je sais qu'il y a beaucoup de gens qui disent que ça joue beaucoup sur leur moral. Je n'ai pas noté beaucoup de changements. Mais j'ai une dépression depuis même avant ma puberté. Donc, qu'il y en ait une seconde, je ne pense pas que ça ait changé grand-chose à ce niveau-là.
Avant ma transition, je me suis toujours trouvé pas très beau, pas très attirant. J’avais pas de succès non plus de toute façon. Et là, je me sens mieux quand même. Je me perçois quand même beaucoup mieux dans le miroir.
Alors, quand je me suis inscrit à Rennes 2, j'ai découvert sur le tard, genre le juillet avant mon inscription, que… On pouvait avoir un prénom d'usage et j'ai cherché précipitamment quel prénom d'usage prendre. Donc j'ai fait un choix un peu aléatoire.
Ensuite, au niveau légal, au début, j'ai déposé un dossier à la mairie. Normalement, dans les papiers qu'ils demandent, on n'est pas censé mettre des preuves d'hormonothérapie. Ils ne sont pas censés en demander. Mais j'ai mis la mienne parce que je savais que ce serait plus simple. C'est dommage parce que donner la preuve d'hormonothérapie, ça fait qu'ils vont la réclamer pour les autres, même s'ils n'ont pas le droit. Donc c'est un peu un cercle vicieux. Mais c'est toujours un peu compliqué. J'avais mis aussi des attestations de proches, des preuves comme quoi je recevais du courrier à mon prénom d'usage.
Mais on m'avait refusé. Ils avaient envoyé ça à la procureure, qui m'avait répondu quelque chose dans le genre « Oui, il n'y a pas de preuves d'absence de maladie mentale qui causeraient la transidentité. » Donc c'était très agréable. Et j'ai pris une avocate avec aide juridictionnelle pour changer le prénom, et changer aussi l'état civil, et elle s'en est chargée, parce que la procureure était vraiment violente à ce niveau-là. Et du coup, ça s'est fait, le changement a été fait, c'était très bien. Et puis du coup, je crois que les frais de dossier ou de cour, c'était 13 euros, donc franchement, c'était cool. Je ne sais pas si ça a été acté, mais là, en ce moment, ça parle de faire payer 50 euros le changement d'état civil. C'est très désagréable, parce que les personnes trans sont généralement assez précaires.
Pour les vêtements, tout ce qui était coiffure et tout, pendant un bon moment, j'étais exclusivement masculin. Tout comme avant, quand j'étais une fille, ce n'est pas le cas de tout le monde, toutes les personnes trans, mais moi j'utilise cette expression-là, j'avais aussi tendance à chercher plutôt le masculin, mais à cause de la pression que je sois plus féminin. Donc maintenant, depuis quelques années, comme on attend de moi que je sois plutôt masculin. J'ai tendance à mettre du maquillage, des robes ou des… Parce que j'avais dit ça à ma petite sœur, je lui avais dit « Ah oui, en fait, je suis juste un emmerdeur. » Et elle avait été très innocente et m'avait dit « Mais non, c'est parce que maintenant, t'as le choix. Donc tu t'habilles comme tu veux. » C'était très mignon.
Mais oui, c'est très personnel à chacun. Genre, par exemple, il y a des personnes trans, si on leur pose des questions sur transition, elles ne vont pas du tout aimer ce que je comprends. Moi, je suis davantage à l'aise par rapport à ça. Donc, entre guillemets, j'éduque les gens. Tant que les gens me posent des questions respectueusement, J'ai pas de soucis à leur en parler, mais tout le monde n'est pas comme ça.
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Sur l’ancêtre de Parcoursup, APB, je crois. Je ne sais plus, ça fait longtemps. J'avais demandé des licences de sociologie et psychologie auprès de plusieurs facs, mais surtout Rennes, parce que c'est là où j'avais des connaissances trans, c'est là où je voulais aller, surtout que c'était aussi loin de chez moi. Mais il y avait… La psychologie est extrêmement demandée en général, donc ils priorisaient les étudiants sur la région. Donc j'avais rejoint la sociologie et j'étais très content, j'ai beaucoup aimé la sociologie.
Après les trois années, j'ai fait un service civique lors d'une année de césure que je n'ai pas spécialement apprécié. Surtout qu'à la fin, il y a eu le confinement. Très agréable. Ensuite, l'année suivante, j'ai voulu commencer un master, mais ma santé mentale avait beaucoup décliné. Donc, je me suis arrêté en cours du premier semestre. J'ai pris une année et demie à peu près de pause. J'ai pris quelques mois du coup sans rien faire.
Lors de l'année ensuite, j'ai commencé à aller au cours de psychologie en auditeur libre, donc j'allais juste au CM et j'écoutais pour voir si les cours m'intéressaient en fait. Et ça m'intéressait donc je me suis inscrit. J'ai même eu une excellente moyenne en L1, j'ai eu genre 15 de moyenne, j'étais très content. Et ça a un peu plongé en L2, donc l'an dernier et je me suis dit, pour d'autres raisons de santé encore, quand je suis arrivé en L3, en sachant qu'il allait y avoir encore plus de travail, je me suis dit que du coup j'ai demandé un étalement du cursus sur deux ans. Surtout que mon chat était aussi tombé malade. Je me suis dit, je ne vais pas réussir à gérer sur un an. Donc, je vais plutôt prendre mon temps. Et c'était une très bonne décision.
J'aime beaucoup la biologie. Et la neuropsychologie, ce qui n'est pas le cas de beaucoup d'étudiants et étudiantes en psychologie. J'ai toujours beaucoup aimé ça. J'étais allé vers un bac S à la base. Ensuite, j'avais fait une spécialisation L2 de psychologie de l'éducation et de la formation. Ça m'avait beaucoup plu aussi. J'ai pris plusieurs UO qui m'intéressaient beaucoup. J'ai pris des UO faits religieux, genre et société. Là, j'ai une UO éducation et politique, l'histoire des disciplines scolaires. Et ça m'intéresse beaucoup. C'est juste dommage que je sois très mauvais pour retenir les dates et les noms, mais sinon, c'est très intéressant. Et je suis moins fan de tout ce qui est psychopathologie, de l'enfant et de l'adolescent, et des stats. Je déteste les stats. Je suis très mauvais en stats, c'est terrible. Je ne comprends pas. Les stats de L1… où il y a juste des variables numériques, ordinales, tout ça, ça va. Mais là non, ça ne va plus du tout.
Alors j'aimerais beaucoup me lancer dans un master de psychologie, de l'éducation et de la formation. Les domaines dans lesquels j'aimerais travailler, c'est auprès de la jeunesse en général, et des populations discriminées, précaires, que ce soit les personnes issues de minorités de genre, de la communauté LGBTI, racisées, migrantes, etc. C'est des populations auprès de qui je veux travailler pour aider, les accomplir et les soutenir dans la mesure du possible.
Mais là, du coup, j'aimerais plutôt m'orienter pour devenir psychologue de l'éducation nationale parce que je suis intéressé par le soutien aux jeunes. Normalement, il me semble que c’est un rôle de fonctionnaire, donc il y a une certaine sécurité du travail. Même si je regardais l'idée des salaires moyens, je serais la seconde catégorie la moins bien payée, forcément, de l'éducation nationale. J'aimerais travailler dans tout ce qui est lycée, collège, école primaire. Mon parcours dans le domaine de ce que je recherche en psychologie, c'est vraiment combler ce que moi je n'ai pas pu avoir, je pense. Je n'ai pas eu de bonnes expériences dans le système scolaire. Et j'aurais aimé avoir de l'aide. C'est une hypothèse, mais ce qu'on a vécu, ce qu'on a cherché, ça peut modeler pas mal de nos propres projets. Ce qui me paraît logique. Je ne pense pas que ce soit le cas de tout le monde, mais je pense que ça peut le jouer.
J'aimerais avoir assez pour vivre. Je ne cherche pas à avoir 3 000, 4 000 euros par mois parce que je ne pense pas que ça me serait possible de toute façon. Mais pour avoir assez pour vivre décemment, m'acheter de la nourriture de bonne qualité, pouvoir m'acheter des vêtements et des chaussures neuves quand je peux. Mais je sais que je n'aurai pas forcément beaucoup parce qu'à cause de ma santé, je ne peux pas faire du 35 heures. Mais oui, j'aimerais avoir assez de quoi vivre. A peu près confortablement, avoir des loisirs, ce genre de choses. Vraiment quelque chose de… Je pense, le minimum de ce que tout le monde veut avoir.
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Si on s'attarde sur la famille, au début, ça a été plutôt compliqué. Parce que quand j'ai voulu faire mon coming out, ma mère m'avait répondu que je ne pouvais pas obliger les gens à me respecter. C'était l'été de mes 20 ans. Puis ensuite, je pense qu'elle était tombée sur un de ces fameux reportages qui sont faits par des personnes cisgenres d'ailleurs. Des personnes trans qui souffrent beaucoup. Et je pense que ça l'a beaucoup remuée. Parce qu'elle m'a envoyé un message pour me demander… si je prenais des hormones, quel prénom j'avais choisi. Quelque part, c'était bien d'être enfin vu et soutenu. Et d'un autre côté, je ne parle plus à ma mère, donc ce serait compliqué de savoir. J'ai eu l'impression qu'elle utilisait ma transidentité pour justifier ma dépression, qui durait depuis bien longtemps. Je sais que ce n'est pas ma transidentité qui a causé ma dépression, mais c'était une excuse pratique.
Après, le souci, c'est qu'elle m'a out à plein de gens. Elle m'a out à mon grand-père, qui n'a pas accepté. Elle m'a out à ma toute petite fratrie, qui ont eu un peu de mal parce que les deux étaient tout jeunes, ils étaient primaires au moins. Je leur ai montré comment je faisais mes injections parce que les deux étaient très intéressés, très curieux. Et aussi, je m'étais dit, c'est le bon moment pour leur faire de la sensibilisation. Et la grande m'avait dit bien plus tard que ça l'avait beaucoup rassurée. Et puis, pour faire passer ça plus facilement, j'exagérais sur la mue de ma voix pour les faire rire. Donc ça a fini par passer petit à petit. J'étais out aussi auprès de ma soeur aînée, auprès de qui j'étais vraiment très proche, à qui je tenais beaucoup, mais elle déteste vraiment les personnes trans. Et j'ai essayé de rester en contact, mais après le décès de plusieurs amis trans, notamment, c'était plus possible.
Mon frère aîné m'avait envoyé un message pour me dire « Oui, je n'aimais pas Dead Name, mais j'ai envie d'apprendre à connaître Maxence. » Et ça aurait pu être mignon. Mais je suis la même personne, c'était une façon bizarre de le faire. Et s'il ne m'aimait pas auparavant, il n'allait pas aimer la personne que je suis maintenant. On est la même personne, je n'ai pas soudainement changé.
Ma mère, ça a un peu bougé. Elle m'a fait une attestation pour mon changement d'état civil. Ma petite, elle m'a fait une attestation aussi qui était trop mignonne. Elle devait être en primaire, au début collège, je ne sais plus, où c'était genre… Oui, depuis que mon grand frère est un garçon, il est beaucoup plus heureux. Il est plus ouvert avec nous, un truc comme ça, c'était adorable.
Donc ça, c'est au niveau de mon entourage familial. Et pour mes amis, je me suis fait beaucoup d'amis en arrivant sur Rennes, du coup, via Twitter, qui était déjà sensibilisé aux questions trans ou qui était trans eux-mêmes. Donc ça, ça allait. Je me suis out à plusieurs groupes d'amis, forcément. C'est plus ou moins bien passé. Mais au final, je n'ai pas été rejeté, il a fallu des temps d'adaptation. Mais en général, j'ai eu de la chance. En général, je pense que j'ai eu beaucoup de chance. J'ai un bon… un bon support social, je dirais. Et je vis avec un ami. J'ai un chat. C'est un très beau chat noir. Pas très malin. Comme beaucoup de chats. Très peureux. Et qui n'a pas de chance parce qu'on lui a découvert des problèmes cardiaques lors de ses 1-2 ans. Il s'appelle Okami. Ça veut dire loup en japonais. C'est un peu bête, mais c'est l'animal préféré de mon ami, c’est un peu ridicule mais bon.
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Je suis arrivé sur le campus en 2016. Je pense que j'appréhendais oui mais j'ai rejoint très vite l'association LGBTI Commune vision, puisque j'avais des connaissances de Twitter qui y étaient depuis déjà un moment. Mais ça s'était plutôt bien passé, puisque j'avais du coup commencé à l'époque une licence de socio, et j'ai eu ma prof d'espagnol, je ne sais plus si c'était en première ou seconde année, qui m'avait interpellé à la fin d'un cours pour être sûr pour mes pronoms, c'était très touchant. J'avais beaucoup aimé cette prof.
En général, je n'ai pas eu trop de soucis. J'ai eu un souci par contre en L1 de psycho avec une prof qui avait l'air très hostile à mon encontre. Et lors d'un travail d'oral en petit groupe, où elle nous notait individuellement mais on passait en groupe, elle m'avait mis une très mauvaise note par rapport à un camarade qui avait beaucoup plus de mal, qui s'exprimait mal, regardait beaucoup ses notes. Genre elle lui avait donné 16, elle m'avait mis 13, 5 je crois. Il y avait vraiment une grosse différence. Je n'étais même pas le seul à le penser. Il y avait plusieurs d'autres dans la classe qui disaient « Oui, c'est bizarre, tu t'exprimes mieux que lui. » Et quand j'avais voulu lui demander des explications, mais dit comme ça, c'est très rude, très impoli. Mais quand j'avais voulu lui demander des détails, elle avait été très sèche. Elle avait dit « Oui, c'était un travail individuel de toute façon, c'est comme ça”, ce n'est pas une explication. Elle était très désagréable aussi avec un camarade qui avait besoin d'aménagement à cause d'une surdité. Elle lui avait dit, ça ne se voit pas que vous êtes handicapé, je vais aller dire au Relais handicap que je ne suis pas d'accord. Donc ce n'est pas incroyable comme prof. Du coup, quand j'ai pu changer de groupe après le premier sommet, je suis allé voir une autre prof, j'étais beaucoup plus heureux ensuite parce que je n'avais plus envie de participer en cours forcément.
Tout ce qui est dégradation des marches arc-en-ciel, les tags qu'on peut trouver, ça ne m'étonne pas forcément. Puisque plus les politiques sont hostiles et discriminatoires, plus les personnes qui nous sont hostiles vont se sentir libres de faire ça. Je vois effectivement le climat qui se dégrade, que ce soit en France, aux Etats-Unis, en Italie, le climat actuel en Hongrie, en Russie, etc. Et c'est très stressant en général parce que quand on voit la politique actuelle… Et la politique probable, je sais que ça ne va pas du tout s'arranger. Et ça m'inquiète beaucoup. Ça m'inquiète aussi beaucoup pour ma petite fratrie. Quand je fais des combats et tout, je pense aussi à eux. Ça m'inquiète aussi pour les gens qui ont de moins bons supports, pour les gens qui vivent dans les pays comme les Etats-Unis. Et je me sens très impuissant. Et oui, en général, c'est vrai que ça déprime pas mal. Tout le climat politique global en ce moment, c'est pas mal déprimant.
J'aimerais bien qu'on voit les gens plus comme des individus au-delà des groupes auxquels ils appartiennent. J'aimerais plus de bienveillance en général. C'est très bisounours de dire ça, mais j'aimerais juste que les gens soient plus gentils les uns envers les autres. Après, je dis ça, il y a des fois où je suis très facilement agacé vers les autres. J'essaie de ne pas être hostile en général. Mais oui. Si les gens en général se renseignaient un peu, au lieu de se dire « j'aime pas ce groupe, donc c'est des dégénérés » comme les personnes trans, ce serait déjà très bien.
J'ai déjà entendu l'expression « il n'y a pire aveugle que celui qui ne peut voir » que je trouve un peu limite. J'ai pas de handicap au niveau visuel, mais je suppose que c'est pas incroyable. Et je dirais que ce serait plutôt « il n'y a pas pire ignorant que celui qui ne veut pas savoir ». Je trouve ça assez joli, je sais pas ce que les gens pensent. Et ce serait un peu l'idée sans doute. Ça serait bien si les gens apprenaient plus et étaient plus ouverts d'esprit envers les autres. C'est juste un rêve.
Musique du générique
Voix off : Plus qu’une fac, c’est un podcast de l’Université Rennes 2 réalisé par le service communication et enregistré à radio C Lab, notre partenaire. Un grand merci à Maxence de participer à rendre ce monde un peu moins hostile et un peu plus doux, Rennes 2 team bisounours
Fin de musique du générique