Contenu sous forme de paragraphes
Les travaux ont été réalisés sous la direction de monsieur Michael ATTALI.
Titre des travaux :
Quand le sport fait évènement en France : la participation aux Jeux olympiques face au mythe de l'héritage (1948-début des années 1990)
Résumé :
Au cours du second XXe siècle, la croissance des enjeux politiques, médiatiques et économiques autour du sport fait des Jeux olympiques (JO) des évènements à part entière. Les travaux de recherche manifestent un intérêt grandissant pour leurs effets, souvent regroupés sous la notion d’héritage. Si les études analysent la réalité de ces retombées au sein des territoires organisant les compétitions, rares sont celles qui portent attention à l’expérience des nations participantes. Les politiques sportives d’un pays ressortent-elles indemnes des succès ou des échecs olympiques ? Cette thèse explore cette facette encore peu connue des évènements olympiques à partir du contexte français du second XXe siècle. Elle porte sur quatre études de cas (1952, 1960, 1972, 1988) et établit des constats plus généraux autour des tendances associant, ou non, l’évolution du modèle sportif français à la participation aux JO. Les résultats questionnent les moments de réforme de la politique sportive construits à partir de ces évènements, ou leur absence, tout en confrontant ces effets généraux à l’échelle de plusieurs fédérations. Le corpus de sources mobilisé est constitué d’archives variées dont le croisement met en évidence la complexité de la fabrique de l’héritage des JO. Cette thèse éclaire les processus par lesquels les JO peuvent faire évènement lorsqu’un pays se prépare, suit les épreuves, puis analyse ses résultats dans la perspective des prochaines éditions. Pour autant, la démarche adoptée permet également de questionner le concept même d’héritage et de dresser des perspectives pour la compréhension du rôle des évènements sportifs internationaux.