Sous la direction de Mme Sandrine FERRET
Titre de la thèse : Les motifs des produits dérivés. Vers une place du produit dérivé dans le champ des arts plastiques.
Résumé :
Utilisée pour désigner autant des tasses Mickey que des souvenirs de musées, l’expression produit dérivé ne semble pas encore pouvoir être rattachée à une définition précise. Liée à l’intensification continue de l’offre marchande amenée par la révolution industrielle, l’expression brille par une propension à s’effacer face à d’autres termes, comme gadget ou goodie. Faire en premier lieu l’histoire des marchandises qui correspondent à l’image que l’on s’en fait de façon instinctive, c’est-à-dire un article sur lequel a été reproduit un phénomène culturel populaire, nous aidera à comprendre que cette représentation est en réalité une invitation à cerner une pratique des formes singulière qui, si elle n’est pas respectée, éloigne naturellement l’objet d'art ou de design de son terrain. Cette thèse en Sciences de l’Art a comme volonté de créer pour le produit dérivé une définition qui délimitera son espace face à ses voisins, tout en lui offrant un portillon sans serrure qui permettra à ceux qui le souhaitent de venir librement. Les visites et les dialogues que nous relèverons mettront en lumière son attrait principal : au moment où le superflu se voit être chassé de la surface des objets, il devient le seul à se parer de formes et de couleurs qui cohabitent avec la fonction. À la frontière entre le marketing et les arts appliqués, ses techniques nous mèneront à observer la limite traditionnelle entre le sujet et son décor se brouiller pour répondre favorablement à des impératifs commerciaux. L’étude d’une certaine décadence des pratiques décoratives à partir du XIXe siècle ainsi que de pratiques artistiques contemporaines qui s’inspirent de techniques industrielles nous aidera à être précis.
La soutenance est publique.