Les arts du XXIe siècle ne cessent de poser des questions sur les frontières et le devenir de l’humain, véritable sujet des œuvres contemporaines.
Comme l’écrivent Elaine Desprès et Hélène Machinal : « des mutants au cyborgs, en passant par les intelligences artificielles, les manipulations génétiques, la numérisation de l’esprit et le cyberespace, c’est le rapport entre le corps, l’esprit, l’environnement et la société qui est à repenser, sans pour autant oublier ce que nous enseignent les histoires et les mythes » (2014, p.9).
Comment les formes esthétiques sont-elles le réceptacle, mais aussi l’agent de ces mutations fondamentales ? Quelles « esthétiques de la limite dépassée » (Ardenne, 2006) peut-on observer dans les arts contemporains ? Comment participent-elles à construire un discours sur les limites de l’humanité pour mieux en envisager les figures et les contours à l’ère contemporaine ? Quelles images du corps sont-elles ainsi produites, et dans quels systèmes de représentation ?