Vendredi 25 septembre

Doctorat Honoris Causa : Pinar Selek

La cérémonie aura lieu vendredi 25 septembre 2026, à 15h15 au Tambour, auditorium de l’Université Rennes 2 (bâtiment O), campus Villejean.

 
 
Portrait de Pinar Selek
Contenu sous forme de paragraphes
La cérémonie sera précédée le matin, de 9h45 à 12h30, d'un temps d'échange sur l'ouvrage de Pinar Selek, Lever la tête : la recherche interdite sur la résistance kurde (2026) et d'une table ronde sur les libertés académiques, en présence de l'écrivaine. 
 
Sur inscription jusqu'au 18 septembre, dans la limite des places disponibles.

Pinar Selek

Pinar Selek est sociologue, mais aussi écrivaine, romancière, militante éco-féministe et antimilitariste. Née en 1971 à Istanbul, elle construit sa vie, ses engagements et ses recherches autour de l’adage "la pratique est la base de la théorie".

À la fin des années 1990, Pinar Selek entame son enquête sur la question kurde et effectue plusieurs voyages au Kurdistan, en France et en Allemagne, pour réaliser une soixantaine d’entretiens destinés à alimenter un projet d’histoire orale. Le 11 juillet 1998 elle est arrêtée par la police d’Istanbul et torturée pour la forcer à donner les noms des personnes qu’elle a interviewées. Elle résiste et une nouvelle forme de torture est alors utilisée : elle est accusée d’être responsable d’un accident maquillé en attentat. Les deux ans et demi passés en prison ne sont que le début d’un acharnement politico-judiciaire qui continue encore aujourd'hui.

Pinar Selek poursuit son engagement et son activité exceptionnelle d’écrivaine et chercheuse, malgré la torture psychologique que représente cet acharnement contre elle et ses proches. Elle vit en exil en France depuis 2011, où elle est maîtresse de conférences à l’URMIS de l’Université Côte d’Azur. Sept de ses livres, ainsi que de nombreux articles, ont été publiés en français. En janvier 2026, Pinar Selek a soutenu son HDR, intitulée Vers une sociologie nomade - À partir des seuils : recherche et devenir. Elle y reprend la nécessité de faire appel, douloureusement, à sa mémoire corporelle pour raviver et analyser le terrain mené auprès des populations kurdes, dont les notes ont été confisquées puis détruites pendant sa détention. Son dernier livre, Lever la tête : La recherche interdite sur la résistance kurde, paru en février 2026, témoigne de cette recherche confisquée et en fait un acte de résistance intellectuelle et de création.

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