À l’occasion de sa séance de rentrée, le Ciné-Tambour vous propose de réviser vos classiques à travers deux films qui explorent la question du voyeurisme. On commence avec Fenêtre sur cour, le chef d’oeuvre d’Alfred Hitchcock, avant de poursuivre avec Blow-Up de Michelangelo Antonioni.
Belle rentrée à toutes et tous !
18h15 : Fenêtre sur cour
(Alfred Hitchcock, USA, 1954, 110', DCP)
Jeff Jefferies (James Stewart), photographe de presse immobilisé dans son appartement new-yorkais à la suite d'un accident, passe ses journées à observer ses voisins par la fenêtre donnant sur une cour intérieure. Peu à peu, il croit être témoin d'indices laissant penser qu'un homme, Lars Thorwald (Raymond Burr), a assassiné sa femme. Avec l'aide de sa compagne Lisa Fremont (Grace Kelly) et de son infirmière Stella (Thelma Ritter), Jeff mène l’enquête depuis son appartement. À mesure que les soupçons se renforcent, l'observation se transforme en véritable investigation, jusqu'à mettre les protagonistes en danger. Considéré comme l'un des chefs-d'œuvre d'Hitchcock, Fenêtre sur cour interroge également la position du spectateur de cinéma à travers le personnage de Jeff, observateur immobile scrutant le monde à distance.
20h45 : Blow-Up
(Michelangelo Antonioni, Royaume-Uni et Italie, 1966, 111', DCP)
Blow-Up raconte l'histoire de Thomas (David Hemmings), un jeune photographe de mode renommé dans le Londres des années 1960. Entre les séances de photographie dans les studios, les mannequins et l'effervescence du Swinging London, Thomas mène une existence marquée par le détachement. Un jour, alors qu'il se promène dans un parc londonien, il photographie un couple. La femme, Jane (Vanessa Redgrave), s'aperçoit qu'il l'a prise en photo et cherche avec insistance à récupérer la pellicule. Intrigué par sa réaction, Thomas développe les clichés. En les examinant puis en les agrandissant successivement, il croit distinguer dans les détails du paysage la présence d'un homme armé caché dans les buissons. À partir de cette intrigue proche du thriller, Antonioni développe une réflexion sur la nature des images et les limites de la perception.