« Interculturalité », « dialogue des cultures », « échanges interculturels »… Nombre de formulations disent un souci de notre modernité orientée vers les relations entre les peuples, les cultures et les civilisations, lesquelles relations envisagées, a priori, comme moyen de pacification, d’enrichissement mutuel et de progrès humain.
Les échanges entre les diversités humaines ont toujours existé et ils se sont déroulés pour des motivations différentes, dans des conditions variables et pour servir des finalités divergentes. Les contacts entre les altérités sont nettement problématiques et imposent des considérations inévitables de l’identité, de l’altérité, de l’entre-deux qui relie/sépare et dont la marque première est la frontière (géographique, linguistique, culturelle, politique…)
Le titre du colloque met en avant la notion d’altérité qui se définit d’emblée par rapport à une identité et renseigne sur la problématique du Même et de l’Autre. Dialoguer avec l’Autre est une nécessité et un besoin naturel chez l’être humain. Le dialogue peut prendre plusieurs formes : conversation libre, débat, controverse, question/réponse, dialectique, négociation, etc.
Partant de ces considérations, le colloque entend organiser les contributions selon les différentes dimensions du sujet et dans le souci d’éclairer de possibles perspectives d’avenir. Trois axes sont déjà définis :
« les formes de l’altérité » concernent les variantes de l’altérité, ses représentations, ses manifestations, son établissement à côté/face au Même…
« Les formes du dialogue » renvoient aux différents contacts entre les altérités (voyage, commerce…), ainsi qu’aux moyens que ces contacts mettent en oeuvre dans l’établissement de la relation (langue, traduction, oeuvre littéraire…) et le lieux qui les favorisent (réunions, conseils, congrès, sommets…)
Enfin, un dernier axe intitulé « dialogue et altérité en devenir » entend considérer les possibles hommage ou hostilité à l’égard de l’altérité, les éventuelles connaissance et reconnaissance des diversités, dans leurs multiplicités ethniques, linguistiques, culturelles... et les conditions de la réalisation commune, laquelle serait l’oeuvre interculturelle, universelle, fondée sur la conjonction édificatrice.