Visuel : Sasun Bughdaryan, 2026
Durant les dernières décennies en France, certains droits des femmes et des minorités de genre se sont institutionnalisés : lois, politiques publiques, plan d’actions.
Mais ceux-ci sont toujours fragiles. Au-delà des attaques manifestes dont ils font l’objet, ils sont peu garantis. Par exemple, le droit à l’IVG est présent dans la Constitution sans pour autant être toujours effectif. Ces droits sont également peu financés dans les démocraties, comme en attestent les baisses de budget des associations de lutte contre les violences. Le décalage entre droit formel et droit effectif, et le désengagement institutionnel fera l’objet d’une discussion lors d’une première table ronde.
Dans le même temps, certaines catégories deviennent ambivalentes. Faisant l’objet de débats, juridiques ou autres, leur définition est réinterrogée : qu’est-ce qu’une femme ? Qu’est-ce que le consentement ? Qu’est-ce que le genre ? On constate ainsi des interprétations et des applications mouvantes (on peut aussi penser au gendermainstreaming), dans les textes comme durant des audiences. Cette ambivalence, et le potentiel retournement de ces catégories contre les droits des femmes et des minorités de genre seront discutés lors d’une seconde table ronde.
Les diverses attaques contre ces droits s’inscrivent donc dans ce contexte de fragilisation et d’ambivalence. Leur impact peut ainsi être décuplé et la menace moins évidente à percevoir. Cette académie d’été vise à éclaircir ces enjeux et à ouvrir des perspectives de résistance face à ces transformations.
La librairie Comment dire, partenaire de cette journée, proposera son stand avec des oeuvres en lien avec les interventions proposées, le buffet est offert aux inscrites et inscrits.