Date de publication
25 avril 2023
modifié le

Congrès SAES 2023 : 450 anglicistes réuni·es à Rennes autour des transmissions

Franck Barbin et Sophie Mesplède dirigent le comité d’organisation de la 62e édition du congrès de la Société des Anglicistes de l’Enseignement Supérieur (SAES), qui se déroule à l’Université Rennes 2 du 1er au 3 juin 2023. Rencontre.

Image
congrès SAES 2023

Qu’est-ce que la Société des Anglicistes de l’Enseignement Supérieur (SAES) ?

C’est une société savante regroupant des enseignant·es-chercheur·ses du supérieur en études anglophones. Avec environ 2400 membres, c’est l’une des plus importantes, tous domaines confondus. Ce réseau permet de partager les actualités de la recherche mais aussi des informations liées à la carrière (concours, etc.). Et la SAES organise tous les ans un grand congrès, moment d’échange et de socialisation entre les anglicistes de France auquel sont aussi conviés quelques homologues de l’étranger.

Depuis quand et comment avez-vous travaillé à l’organisation de ce congrès de grande ampleur ?

L’évènement se déroule sur 3 jours et réunit environ 450 personnes autour de 32 ateliers, 3 tables-rondes et 4 panels interdisciplinaires. De nombreuses présentations vont donc avoir lieu en parallèle sur le campus Villejean, et nous nous réunissons pour un dîner de gala au Couvent des Jacobins le vendredi 2 juin.

Image
Franck Barbin et Sophie Mesplède
Légende

Franck Barbin et Sophie Mesplède.

Nous y travaillons depuis janvier 2020, le congrès étant initialement prévu en 2022 et ayant été décalé en raison de la pandémie. Nous assurons ensemble la coordination générale, en lien avec le bureau de la SAES qui nous a fourni un cahier des charges détaillé. C’est d’ailleurs la première fois que l’on retrouve à la tête du comité d’organisation une co-présidence : nous souhaitions que la parité, une notion qui fait partie de la culture de Rennes 2, soit respectée, et que soient impliquées les deux unités de recherches en études anglophones de l’université, ACE et LIDILE, ainsi que les départements d’Anglais et de Langues Étrangères Appliquées, et le pôle LANSAD de l’UFR Langues. Nous nous sommes appuyé·es sur une équipe précieuse de 15 collègues de Rennes 2 mais aussi de l’Université de Rennes, réparti·es en pôles (inscriptions, logistique/accueil des congressistes, comité scientifique et communication/webmestre). Nous avons eu également le soutien très actif de la cellule recherche de l’UFR Langues.

Pourquoi avoir choisi ce thème des “transmission(s)” ?

L’université d’accueil du congrès est encouragée à choisir un thème en résonance avec son territoire, en ayant en tête qu’il doit se décliner dans toutes les disciplines des études anglophones. Nous avons pensé à cette thématique notamment parce que la Bretagne a une histoire dans le domaine des télécommunications, entre le site de Pleumeur-Bodou qui a diffusé à la télévision les premiers pas humains sur la Lune, ou encore les premiers tests du Minitel [voir la vidéo ci-dessous]. Et puis initialement, comme nous étions en pleine pandémie, nous avions aussi dans l’idée de donner une image plus positive des transmissions : notre mission première d’enseignant·e-chercheur·se est de véhiculer des savoirs, des compétences, et la passion d’apprendre et de découvrir.

Comment ce thème va-t-il se décliner ?

Chaque atelier va décliner cette thématique en sous-thèmes pour rendre compte de la manière la plus riche possible de la diversité des vecteurs de transmissions. Nous pouvons penser au premier atelier consacré aux childhood studies, traitant de la transmission par l’illustration, des objets culturels de l’enfance, des romans jeunesse, etc. Nous avons également différents panels, dont un consacré aux animal studies, discipline qui nous tient à cœur puisqu’il s’agit d’une spécificité de notre université (qui offre un DU Animaux et Société).

Pouvez-vous nous présenter votre invitée d’honneur ?

Nous avons le plaisir de recevoir la poétesse Jackie Kay, récemment encore « Poète National de l’Écosse », et qui décrit dans son œuvre son expérience d’enfant métisse adoptée. De nombreuses voix parcourent sa poésie, dans une quête d'identité culturelle qui explore la façon dont la mémoire se transmet. Jackie Kay y redéfinit sa généalogie en imaginant des chaînes de transmission culturelles alternatives. Elle donnera une conférence plénière en ouverture du congrès, le jeudi 1er juin à 17 h, et elle a aussi gentiment accepté d’animer, le vendredi 2 juin de 9h à 10h30, une table-ronde commune aux ateliers “Écosse”, “Poètes et poésie” et “Creative writing”.

Image
Jackie Kay
Légende

Jackie Kay. Photo : © Denise Else